L'antisèche : Historique, héroïque mais tellement mérité

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Le jeu : Encore un plan parfait

Le piège était connu. La Croatie, la Belgique, l’Espagne étaient tombées en plein dedans lors des matches précédents, se heurtant systématiquement au bloc défensif marocain sans faille apparente. En contrepartie, des sorties de balle délicieuses, du un-contre-un et des actions incisives presque systématiques.

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Ce samedi, le plan du Maroc était connu mais il fut interprété avec un tel brio que la Seleção das Quinas n’a jamais pu s’immiscer dans le cours de l’histoire. D’abord en 4-3-3, les hommes de Walid Regragui ont basculé en 5-4-1 au moment de défendre leur avantage au tableau d’affichage, obtenu au terme d’une première période rondement menée. Ça a tenu.

Les Marocains exultent après le but de Youssef En-Nesyri face au Portugal, samedi 10 décembre 2022. / Coupe du monde

Crédit: Getty Images

Les joueurs : Une statue pour Amrabat, Ounahi à la folie

Ils furent tous si héroïques qu’il semble difficile d’en sortir un. Mais Sofyan Amrabat a continué sur sa lancée absolument ahurissante en réalisant encore un match remarquable d’abnégation, d’intelligence et d’impact. Absolument immense. Devant lui, Azzedine Ounahi, qui régalait en National l’an passé, a livré un match divin, avec des dribbles à bon escient, des orientations bien senties et une maîtrise technique ahurissante. Yassine Bounou, décisif, Sofiane Boufal, facile, En-Nesyri, en lévitation, ou encore El Yamig, remplaçant impressionnant d’Aguerd, sont aussi à mentionner.

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Côté portugais, que des déceptions, ou presque. Hormis un Bruno Fernandes remuant, les Portugais sont passés à côté. Joao Felix n’a su retrouver l’influence entrevue face à la Suisse, Gonçalo Ramos fut fantomatique tandis que Ruben Dias a souffert comme rarement. Quant à Diogo Costa, auteur d’une sortie ratée qui coûte très cher, il faudra oublier cette Coupe du monde décevante.

Le facteur X : La détente de “Air Nesyri”

S’est-il inspiré de la détente folle de Cristiano Ronaldo face à la Sampdoria en 2019 ? Peut-être a-t-il même sauté encore plus haut. Ce samedi, l’attaquant du FC Séville a délivré le Maroc d’un coup de tête auquel il fallait croire. Au duel avec Diogo Costa, il s’est simplement envolé dans le ciel de Doha pour claquer le but le plus important de l’histoire du Maroc et de l’Afrique en Coupe du monde.

Youssef En-Nesyri plane au moment de marquer face au Portugal

Crédit: Getty Images

La stat : 1

Comment ne pas le rappeler : ce samedi, l’Afrique a mis fin à une disette qui n’avait que trop durée. Ce samedi, une sélection africaine s’est qualifiée pour le dernier carré d’une Coupe du monde. Avant les Marocains, le Cameroun de Roger Milla, le Sénégal de Papa Bouba Diop ou le Ghana d’Asamoah Gyan avaient effleuré ce rêve continental. Juste récompense après tant de déconvenues.

L’image

Sa chance est passée. Cristiano Ronaldo ne gagnera pas la Coupe du monde. Les larmes d’un grand champion qui ne réalisera jamais son rêve d’enfant seront l’une des images déchirantes de ce Mondial.

Cristiano Ronaldo en pleurs après la défaite du Portugal face au Maroc

Crédit: Getty Images

La décla : Bounou, gardien du Maroc

Je ne trouve pas les mots. Je ne sais pas si cette équipe a des limites

La question : Mais où va s’arrêter ce Maroc ?

A force, ce n’est plus un hasard, une anomalie ou un simple accident de l’histoire. Si le Maroc est en demi-finale, c’est simplement qu’il fait partie des quatre meilleures équipes de ce tournoi. C’est en tout cas la meilleure défense, au moins statistiquement, et ce n’est pas un gros mot. Les Lions de l’Atlas sont affamés à l’heure de défendre un but pourtant très bien gardé par Bounou. Mais ils sont aussi plein d’idées au moment de faire mal à leur adversaire avec le ballon.

Il y a quelque chose de rafraîchissant à voir Ounahi, Boufal ou Ziyech martyriser leurs vis-à-vis respectifs tout en respectant l’idée collective mise en place par Vahid Halilhodžić mais sublimée par Regragui. Dans un Mondial omnibulé par le devenir des plus grandes stars du jeu, le Maroc a rappelé que c’est surtout en équipe qu’on renverse des montagnes.

Alors, la suite, c’est quoi ? Une demi-finale de Coupe du monde, déjà. Avec l’idée qu’il ne faut rien s’interdire. On ne met pas la Belgique, l’Espagne et le Portugal dehors par hasard. Alors l’Angleterre ou la France n’ont aucune raison de déroger à la règle.

Les joueurs marocains après leur qualification en demi-finale

Crédit: Getty Images

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